Perdre un enfant, « ça ne se dit pas »…

Une pétition pour faire naître un néologisme...

Une pétition pour faire naître un néologisme…

Quand j’ai passé mon bac de philo, j’avais choisi un sujet qui posait à peu près cette question : « Notre pensée est-elle prisonnière de la langue que nous parlons ? » Depuis, j’ai toujours… pensé que l’on pensait avec la richesse de son vocabulaire. Celui-ci permet d’approcher des nuances qui alimentent une réflexion plus complexe, que les finesses de la formulation peuvent rendre compte de situations aux facettes multiples, d’une infinité de nuances de gris. J’ai toujours senti que quelque chose qui ne se désignait pas clairement n’était pas tout à fait « pensable »… et j’ai fini par constater que la bataille des « éléments de langage » en politique, en communication ou ailleurs était la vraie bataille des consciences. Le choix des mots peut vous retourner le cerveau. Alors, quand j’ai lu le récit de Marie dans Psychologies Magazine d’avril, j’ai compris ce qu’elle entendait par être « mot-dite »…

Lire la suite

Le bonheur est dans le hasard, cher Édouard.

céramique raku chemins du gingko

Les belles craquelures aléatoires d’une céramique raku de Catherine Le Baron…

Quel rapport entre la question innocente d’une lycéenne, le dernier livre du philosophe Roger-Pol Droit et la céramique raku ? Vous allez voir ce que vous allez voir…

Lors d’une dédicace à un salon du livre, une lycéenne posait à chaque auteur une question épineuse, dans le cadre d’une espèce de mémoire : « Pensez-vous que le bonheur soit un but dans la vie ? ». Diantre.

Je lui ai répondu que justement « pas du tout », que c’était vouloir attraper une ombre et que l’essentiel, c’était plutôt de trouver pourquoi on était fait, pourquoi on vibrerait de toutes ses cordes à son arc. Trouver sa place et faire résonner ce qui fait de nous ce que nous sommes. Oui, la société de consommation a tout intérêt à nous faire croire que le bonheur, c’est d’être heureux avec ce que l’on réussit à acquérir. Elle a eu l’air tout à fait satisfaite, mais pas le moins du monde étonnée par ma réponse qui est sortie comme ça d’on ne sait où. Acte I. Lire la suite