C’est pas beau de mentir… Sans blague ?

carambar revealOn leur a fait croire qu’on n’allait plus mâcher de « Monsieur et Madame… ». On leur a fait gober qu’on ne sucerait plus de devinette. C’est le comble. Le comble de quoi ? La blague ne le dit pas. Bref, c’est en dépliant le papier d’un Carambar empoisonné que les journalistes ont fini par comprendre qu’ils allaient devoir maîtriser les nouvelles ruses du marketing. Quand le buzz est roi, ils peuvent devenir les pantins idéals à l’insu de leur plein gré. Pour ceux qui étaient collés par la maîtresse et donc totalement isolés des rumeurs de la cour de récré, je rappelle que la marque Carambar a fait croire à la France un truc incroyable pendant quelques jours : les blagues Carambar allaient être remplacées par des exercices de calcul ou des QCM d’orthographe… Lire la suite

Le Décalage, ça déchire.

Le Décalage Marc-Antoine MathieuEn matière de bandes dessinées, on peut dire que Marc-Antoine Mathieu est plutôt du genre difficile à mettre dans une case. Ce n’est pas étranger au fait que chacun de ses albums est ouvert par mes soins comme une pochette surprise, avec une gourmandise intellectuelle très particulière. Entre récit philosophique et fantaisie rhétorique, on jubile et on peine à identifier les zones du cerveau qui sont ainsi sur-stimulées. Après la mise en abîme réussie de 3’’ et la fable de DIEU EN PERSONNE, celui qui n’a de cesse de tester les limites de la narration a encore frappé fort avec le dernier album sorti le 6 mars : Le Décalage. Dans le rayon de votre libraire, vous allez d’abord relever une étrangeté : la couverture de cet album n’est pas une couverture mais… déjà une planche. A partir de là, évitez absolument de le feuilleter, car vous allez vous gâcher la surprise. Vous allez peut-être remarquer au dos cette mention : « Attention. Cet album comporte des anomalies qui sont parfaitement volontaires et en constituent même le sujet. » Vous voilà prévenu…

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Vivre, c’est en avoir l’impression.

imax voir c'est croireVous vous souvenez quand vous alliez avec Papa ou Maman assister à l’Arbre de Noël organisé par la société où votre parent avait le bonheur de travailler ? Il y avait parfois un spectacle de magie pour émerveiller les « nenfants ». Personnellement, j’ai un grand souvenir de l’un d’eux, car à 8 ans  j’ai vu disparaître mon père… invité sur scène par le prestidigitateur et placé dans une malle transpercée ensuite d’une dizaine de sabres ! (Rassurez-vous, je l’ai récupéré depuis.) La magie, voyez-vous, c’est l’exemple même de l’illusion consentie : on aime croire ce que l’on voit, même si la vérité est ailleurs. Alors que nous vivons dans une immense vidéosphère globale, où l’image a pris le pouvoir, un slogan m’a interpellée il y a quelques jours dans le hall d’un cinéma…  Lire la suite