C’était Mieux Demain… et surtout en 2089 !

2089 Ecole supérieure de communication digitale BesançonFin novembre, l’École de Communication Digitale 2089 m’a invitée à une journée « rencontre-débat-atelier » autour du livre dont je suis co-auteure avec l’illustrateur Clod (alias Alex Formika) : C’ÉTAIT MIEUX DEMAIN (Ed. Akileos). Une vraie « chronoportation » dans le futur, que je ne pouvais pas refuser : j’adore avoir des nouvelles du sur-lendemain. Après une brève introduction de ce livre caustico-loufoque, j’ai présenté aux étudiants de Master 1 l’innovation rétro-futuriste que j’avais tout spécialement imaginée pour eux : le traducteur universel UNI-GLOT’ dont vous pouvez lire le billet d’humeur à la fin de cette chronique.  Je les ai ensuite encouragés à faire différents exercices autour de leur propre innovation improbable, née dans leurs propres cervelles. Ça a fusé et j’imagine que nombre de start-up pourraient se mettre sur les rangs… Lire la suite

C’ETAIT MIEUX DEMAIN… le livre !

C'était mieux demain - le livreIl paraît que le silence est d’or et la parole d’argent. Sûrement, mais beaucoup moins dans la blogosphère. Je tiens donc à présenter mes humbles excuses aux abonnés de VOUS TOMBEZ PILE qui ont vu que je les avais abandonnés pendant plus d’un mois (soit à peu près l’équivalent de 2 560 ans et 5 mois à la vitesse d’Internet). Non rassurez-vous, je n’avais pas mis la souris sous la porte. En fait, deux événements ont bouleversé ma routine de blogueuse… Une grande joie et une grande tristesse, difficiles à émulsionner dans la vie à deux faces.

Côté pile… Une grande joie, car les dernières semaines ont d’abord été bien remplies par les préparatifs liés à la parution du livre dont je suis co-auteure avec l’illustrateur Alex Formika : C’ÉTAIT MIEUX DEMAIN. Demain justement, le 22 mai 2014, il débarquera comme un nouveau-né dans les librairies et en e-commerce (amazon, fnac.com etc.) avec comme sous-titre : « Les 36 innovations rétrofuturistes auxquelles vous échapperez…ou pas ». Ce nouveau livre bénéficie d’une mise en page et en beauté signée Phil2fer et d’un mini-site à découvrir ici.

Mais avant de vous y envoyer, résumons l’affaire : C’ÉTAIT MIEUX DEMAIN, c’est quoi ? Ceux d’entre vous qui connaissent déjà la rubrique éponyme de ce blog sont au parfum : un projet en duo et résolument bicéphale qui pose de drôles de questions existentielles par le p’tit bout de la réclame. En page de droite, l’illustrateur Alex Formika vous offre une fausse réclame rétro digne des Trente Glorieuses pour vanter les mérites d’une innovation pourtant venue tout droit… du futur. En page de gauche, je rebondis sur ce télescopage temporel avec un billet d’humeur un brin caustique, pour s’interroger tout en gardant le sourire.

Côté face… J’ai également été détournée du droit chemin par la grande tristesse liée à la mort de mon père… qui n’a donc pas eu le temps de feuilleter ce livre tout neuf. La vie me rappelle encore que nous pouvons vivre des choses contradictoires, mélangées et nuancées. La vie s’arrête brusquement, mais continue aussi son printemps inexorable. Je m’efforce donc d’être à ma joie pendant quelques minutes… avant d’avoir le cœur serré. Télescopage temporel et brouillage émotionnel… Il faut surmonter sagement, car ce sera moins bien hier si on oublie de se rappeler que c’était mieux demain.C'était mieux demain - Pulmolux

Luisance, pour briller en société


 Illustration originale de Alex Formika – Tous droits réservés

Nous sommes nombreux à affirmer que tout ce qui brille n’est pas or, sans être forcément bijoutiers de père en fils… mais notre science s’arrête là. Attiré autant qu’effrayé par la lumière depuis la guerre du feu, notre œil a de toute façon un faible pour les étincelles. Préférer le feu d’artifice à la prouesse discrète, c’est dans notre nature et pas seulement au 14 juillet. Avoir des difficultés chroniques pour faire la différence entre l’essence et l’apparence, c’est dans la lignée de notre paresse entretenue. Faire confiance malgré nous à des signaux ou codes immédiats pour ranger telle personne ou telle situation dans un tiroir déjà tout prêt, c’est effectivement beaucoup plus commode.

Les apparences sont pourtant faites pour être dépassées… même si on n’a pas toujours sous le capot la reprise nécessaire pour les doubler à toute vitesse ! Un brillant ingénieur saura-t-il nous sortir de cette éternelle difficulté ?

En attendant, il faut prendre le risque de décevoir après avoir un peu « sur-brillé »… ou bien tenir le pari de créer une belle surprise auprès de ceux qui prendront la peine de gratter notre couche de timidité.

Si nous décidions d’être simplement nous-mêmes, le monde brillerait-il pour autant par sa simplicité ?

 Le site du livre « C’était mieux demain »

Avec Zygomasc, la vie vous sourit.

Illustration originale de Alex Formika– Tous droits réservés

Quand on n’a pas envie, on n’a pas envie… et pourtant, parfois on fait un peu semblant. Oui, car on a beau faire, on a beau dire : la sincérité permanente et absolue peut vite faire le vide dans notre carnet d’adresses. Avouons-le : le mensonge par omission ou le compliment poli sont même les accessoires bienveillants d’une vie en communauté quelque peu sereine. Est-ce pour autant pure hypocrisie ? Les grands mots de la bonne conscience sont lâchés…

Pourquoi les gens qui disent constamment leurs quatre vérités aux autres sont-ils si infréquentables… alors qu’ils sont au service de SupeeerrrrVérité ? Pourquoi un tel attachement de tous aux grandes déclarations aussi rapides qu’exagérées, aux compliments intéressés… ou au miel des promesses électorales ? Nous nous regardons dans les autres comme dans le miroir de la vilaine belle-mère de Blanche-Neige : si tu ne me dis pas ce que j’ai envie d’entendre, je t’adresse mon dédain ou je t’envoie fissa ma brosse à cheveux sur l’arcade sourcilleuse.

Quoi que nous en disions avec aplomb, nous ne sommes peut-être pas si attachés que cela à cette SupeeerrrrVérité qui doit sauver le monde… en tout cas, dans nos relations quotidiennes. Nous optons aussi en silence pour une souterraine négociation entre vérité crue et enrobage de synthèse.

Quand on n’en a pas envie, se forcer à sourire n’est peut-être pas forcément le début de l’hypocrisie. Le sourire, c’est surtout de l’écologie relationnelle. Un véritable écosystème vertueux parce qu’il fait souvent autant de bien à celui qui le fait qu’à celui qui le reçoit. Même au bord du gouffre, sourions donc envers et contre… tous les grincheux.

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Pestigrain, élevé aux bons pesticides

Illustration originale de Alex Formika– Tous droits réservés

Face aux « dangers naturels », l’humain a fait preuve d’une ingéniosité surnaturelle. C’était sa seule chance de survie face à des animaux mieux dotés que lui ou face à des phénomènes naturels d’une puissance fulgurante. Notre homo habilis a fini par oublier qu’il n’était qu’un maillon de l’écosystème. Il s’est inventé un système de pensée qui le rend supérieur et qui le place au centre d’un univers mis tout entier à son service. Une erreur historico-religieuse qu’on doit attribuer, soit à la vanité, soit à un strabisme convergent.

L’humain a en même temps des missions de la plus haute importance à accomplir : s’enrichir le plus possible en un minimum de temps, repousser les limites de la science pour tout maîtriser dans les moindres détails et se créer une bulle magique, chic et entraînante à l’abri de tous les dangers réels ou imaginés.

La nature dans tout ça ? Pas de panique : il parait que quand on chasse le naturel, il revient au galop ! Certes, une fois qu’on a flingué la biodiversité et rendu les sols stériles, le naturel rame un peu pour revenir au galop. Quoi de plus prévisible avec 7 milliards de parasites avides, égocentriques et court-termistes ? Mais, comme tous les parasites, l’humain peut générer des déséquilibres dont il risque… oh c’est trop pas de chance… d’être la victime collatérale.

A défaut de trouver un reste de « naturel » dans une boîte de petits pois, on pourrait au moins rechercher un poil d’équilibre. L’homo sapiens numericus du XXIe siècle a du souci à se faire s’il dérègle le grand mécanisme qui le maintient sur son fil. L’équilibriste tombera… mais la planète, elle, s’en remettra.

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Lavibelle, encore mieux que la 3D

 

Illustration originale de Alex Formika – Tous droits réservés

On porte tous des lunettes. Pas seulement les myopes de naissance, les astigmates ténébreux, les hypermétropes qui prennent le bus ou les presbytes pas si pénibles. Je porte, il porte, vous portez des lunettes invisibles, pour voir le monde tel que vous souhaitez qu’il soit. On pourrait appeler ça un prisme. Il concentre vos certitudes, vos peurs, vos expériences, vos postures préférées et vos marottes. Ces drôles de verres correcteurs sont essentiels, car la vie et le monde dans lequel vous vivez n’est rien d’autre que ce que vous pensez qu’il est. Vous ne pouvez pas être partout à la fois pour voir ce monde affligeant ou merveilleux dans sa divine globalité… alors vous êtes là à un instant T et vous ne faites que trier et interpréter ce qui vient jusqu’à vous, événements ou informations, visions ou sentiments.

Nul besoin d’aller chez l’ophtalmologiste pour faire contrôler régulièrement votre correction : votre prisme se modifie au fil des jours sans que vous vous en rendiez compte. Vous passez du rose au noir, du vert au bleu et vous pensez souvent que c’est plutôt la couleur du monde qui a changé.

Pas facile en effet de choisir en pleine conscience la couleur de vos verres de lunettes. Noirs ? Voilà qui protège bien des rayons négatifs, mais rend sacrément fataliste. Extra-transparents et un peu déshabilleurs ? Cela risque de vous fâcher bien vite avec la lucidité. Roses ? C’est un peu trop lénifiant et ça ne vous donnera pas envie de changer un monde où tout va toujours pour le mieux. En tout cas, oubliez les lunettes 3D : vous êtes déjà dans la vraie vie. Demandez plutôt conseil à un psy-opticien. Il vous fera sûrement un prix et votre mutuelle n’y verra que du feu.

Le site du livre « C’était mieux demain« 

Nanoclean, pour un grand ménage

 

Illustration originale de Alex Formika- Tous droits réservés

« Mon p’tit poussin », « ma p’tite puce », « mon p’tit bouchon » (et bien d’autres) tiennent une grande place dans notre cœur. Un paradoxe total puisqu’on valorise plutôt le… grand amour. Cette manie nous vient-elle des chatons, vraiment trop choupinets sur leur calendrier des postes ? Rappelons que ce qui est petit n’est pas toujours si mignon que ça. À y regarder de plus près, ce qui est trop petit peut s’avérer aussi dangereux que microscopique. Acariens, microbes, virus et poisons dont quelques minuscules gouttes suffisent… : tout cela nous abuse en échappant à notre vue. À tel point qu’on pourrait se dire que c’est dans l’infiniment petit que les plus grands dangers nous guettent du coin de l’œil. Toutes ces substances chimiques que nous absorbons chaque jour n’ont pas encore révélé tous leurs effets souterrains. À l’échelle du milliardième de mètre, il peut se passer des choses incontrôlables. À cette échelle, on trouve l’amiante et ses sympathiques nanoparticules. Face à la nano-menace, aurez-vous la giga-vigilance ? La grande paranoïa collective n’a pas fini de nous ronger. Si les nanotechnologies se répandent, pour le meilleur comme pour le pire, sera-t-il encore temps de faire le ménage ? J’ai un p’tit doute.

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