Algorithm’n’blues

TSF Jazz, publicité, robot, algorithme, It's a human thing

Quand vous êtes d’humeur chagrine le lundi matin, il vous arrive de vous demander entre collègues et entre deux cafés si vous serez bientôt remplacés par des robots ? Voilà une inquiétude bien légitime face à la surenchère technologique des prodiges de l’intelligence artificielle. Notre monde pourrait basculer dans un cauchemar de science-fiction ou au contraire inventer un nouvel âge d’or du farniente.

Algorithme ? Est-ce que j’ai une gueule d’algorithme ?

Heureusement, même les plus pessimistes s’accordent pour dire que la créativité pure et les métiers du soin seront encore pendant quelque temps l’apanage de l’être humain. Comme pour nous rassurer en musique, TSF Jazz a choisi de souligner que le jazz en est l’illustration : une échappée constamment réinventée, entre improvisation et standards, qui ne répond à aucun programme et préfère toute la gamme des émotions à l’alignement des 0 et des 1. Nous voilà donc ravi.e.s de voir notre apprenti cyber-trompettiste totalement dépité. C’est bien joué tout ça, mais vos doutes sur ce qui nous rend irremplaçables ne s’en vont pas ?

Descartes avait tiré les choses au clair…

Néanmoins, si des intelligences artificielles peuvent désormais composer de la musique (oui, oui), il n’est pas inutile de revenir avec Descartes sur ce qui nous distingue au final de la machine et de l’animal. Être humain, c’est ne pas pouvoir compter sur les schémas très encadrés de l’instinct animal. Être humain, c’est ne pas pouvoir fonctionner selon un programme préétabli comme un machine. Être humain, c’est donc se confronter au tâtonnement, à l’échec et… à la terrible liberté de choix. Aujourd’hui, face à tous les assistants numériques et prédictifs qui colonisent notre quotidien en nous profilant, la résistance va peut-être consister à rester encore plus imprévisibles qu’un solo de jazz.

Et puis, avec notre connaissance intime et millénaire de l’échec, qui sait si un jour nous ne serons pas les mieux placés pour venir en aide à des robots déprimés… car incapables d’improviser aussi bien que nous ?

Rebond bonus avec philosophie magazine

La série scandinave Real Humans qui brouille les cartes et nous affole les circuits imprimés.

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Vouloir, c’est pouvoir ou… « Ma Vie en Mieux » !

Gretchen Rubin Ma Vie en Mieux Flammarion changer

Avec Gretchen Rubin, on cherche le muscle qui agit sur nos bonnes habitudes…

Même si rien n’a fondamentalement changé entre le 31 décembre et le 1er janvier, vous vous êtes peut-être acheté deux ou trois bonnes résolutions pour 2016. Vous êtes comme ça vous : en décembre, ça sent le sapin ; en janvier, on repart du bon pied. « Reloading », comme on dit dans les milieux connectés. Là où vous ne comptiez plus sur personne pour relever le défi comme Hercule, une femme d’exception peut vous aider : Gretchen Rubin, cette ancienne juriste à la Cour Suprême des États-Unis est partie à la recherche des lois qui régissent la façon dont nous adoptons les habitudes qui jalonnent notre vie quotidienne. Je l’avoue : elle m’a beaucoup impressionnée par sa détermination de scout à débusquer les secrets de notre volonté sur nous-mêmes. Alors, êtes-vous « Petit Soldat », « Pinailleur », « Oblatif », ou « Rebelle » ? Lire la suite

Et si vous écriviez des papillotes de Noël ?

Vous avez un message...

Vous avez un message…

Un micro-trottoir dont le Petit Journal de Canal + a le secret nous a montré des emmitouflés consternants qui ne savaient pas répondre à la question « En quelle année est né Jésus ? ». Ceux-là n’iront sans doute pas à la messe de minuit. Peut-être chercheront-ils encore le 24 au matin, non pas la réponse à cette question, mais le camion de combat des Tortues Ninja ou un collier pour la Tante Sidonie qui n’était pas prévue. On a tout dit sur l’orgie commerciale de décembre, l’éternel retour du kitsch, l’œil pétillant des enfants gâtés, le problème éthique du mensonge autour du monsieur rouge, les élans de solidarité qui réchauffent, la consécration de la famille avec sa trêve des engueulades au nom de l’esprit de Noël, nom d’une bûche… Plaisir d’offrir et joie de recevoir sont à leur apogée rutilante. J’en vois qui font du shopping pendant trois semaines en se régalant de leurs choix, en élevant le paquet-cadeau au rang d’art, en confondant le réveillon avec les jeux olympiques de la gastronomie. J’en vois en revanche qui font semblant de rien dans le style « vivement janvier qu’on n’en parle plus », qui s’indignent de ce délire mercantile auquel on échappe difficilement et qui, décidément, ne digèrent pas la torture institutionnalisé du foie gras.

Je propose un petit geste en marge de la société marchande qui peut les réconcilier : la papillote à message. Du chocolat comme il se doit, mais pas que. Une fantaisie qui accompagnera le grand déballage des cadeaux, aux enjeux affectifs et financiers bien trop gigantesques parfois. On la pose sur la table du réveillon en guise de marque-place…et on trouve un complice qui lancera l’ouverture en disant : « Tiens, tiens, il y a un message très personnel à l’intérieur. » Je vous en conte le principe.

Autour d’un chocolat, j’enroule une bandelette de papier sur laquelle j’aurais écrit une phrase à offrir, un clin d’œil tendre, en hommage à notre lien de famille indéfectible ou à la contingence magique de l’amitié. Je pose les deux sur un rectangle de papier cadeau, sobre, excentrique ou rutilant, c’est selon l’envie les amis. Je referme et je tortille de chaque côté pour former la papillote. J’ajoute une étiquette qui portera le nom de l’intéressé : détail très important car, vous l’aurez compris, les messages ne sont pas interchangeables mais terriblement personnalisés. Inutile d’en faire des tonnes : on peut rappeler un fou rire, faire une blague ou donner dans le compliment sincère…. Les mots aussi sont des cadeaux.

Apple avance d’un pouce.

Apple iPhone 5c   5SLa marque à la pomme est une icône qui a réinventé la façon d’écouter de la musique (avec l’iPod), qui nous a donné l’envie de rester partout connecté et pas seulement par la voix (avec l’iPhone), qui a rendu l’ordinateur portable « very has been »  avec la tablette numérique à tout faire. Ce n’est pas rien pour l’homo-numericus, devenu depuis totalement dépendant de ses multiples écrans mobiles. Pendant combien de décennies, une marque de légende peut-elle prendre systématiquement une longueur d’avance, déclencher un culte hystérique chez ses fans, inventer et réinventer pour être sûre d’être mal copiée, être toujours là où on ne l’attend pas ? Bonne question…Pour l’automne qui est, rappelons-le, la saison des pommes, Apple a sorti deux trucs fantastiques.  Lire la suite